Étude de cas

Données en direct · exécution du pipeline du 15 octobre 2026

Ce que disent 52 millions de lignes de registres sur les entreprises européennes

Les résultats en direct du lakehouse des registres d'entreprises. Où sont les entreprises, combien exercent vraiment, où la pêche compte, combien de temps survivent les entreprises nouvelles et quelle est la qualité des données, à partir de six registres nationaux.

Chaque graphique de cette page lit les petits fichiers JSON que publie la dernière tâche du pipeline après chaque exécution mensuelle. Les chiffres du texte sont remplis à partir des mêmes fichiers : rien n'est saisi à la main. Seuls des agrégats sortent du lakehouse : aucune donnée d'entreprise ligne à ligne, et aucun nom.

Où sont les entreprises

La carte place 50,9 M d'entreprises et d'établissements, soit 97 % des unités courantes. Passez à la couche pêche, filtrez par secteur ou par registre, et cliquez sur une commune pour voir le détail. Pour garder des fichiers légers, le pipeline publie les 5 000 plus grandes communes et toutes celles qui comptent au moins une entreprise de pêche.

Les registres ne décrivent pas la même chose. La France et la Navarre publient des établissements (chaque boutique, bureau ou site), les quatre autres des personnes morales. La France conserve aussi ses établissements fermés : sa table bronze est donc bien plus grande que son registre vivant. Le fichier de données de base estonien n'a aucun code d'activité, c'est pourquoi l'Estonie manque à la répartition sectorielle.

Une entreprise immatriculée n'est pas une entreprise en activité

Le constat le plus utile est aussi le moins visible. Un registre indique où les entreprises sont immatriculées, et beaucoup le sont chez un domiciliataire, un expert-comptable ou dans un bureau virtuel.

Au Royaume-Uni, seules 59 % des entreprises actives semblent exercer là où elles sont immatriculées : 27 % sont à une adresse partagée par 50 entreprises ou plus, 12 % déposent des comptes de société dormante et 8 % sont déjà en voie de radiation. Sans cette correction, une carte montre surtout où sont les domiciliataires.

L'adresse la plus chargée, 71-75 Shelton Street, London, héberge 76 065 entreprises actives. L'option Entreprises en activité de la carte les écarte.

Pôles de pêche

Les chiffres bruts placent d'abord les grandes villes, qui ont beaucoup d'entreprises de toutes sortes. Le quotient de localisation pose une meilleure question : à quel point la pêche est-elle plus fréquente parmi les entreprises d'une commune qu'à l'échelle du pays ? Les ports apparaissent alors : Shetland et Orcades, les Hébrides, la côte nord-est de l'Écosse (Fraserburgh, Buckie, Macduff) et, côté français, la côte ostréicole et mytilicole de Charente-Maritime, la baie du Mont-Saint-Michel et l'étang de Thau.

La Navarre n'a pas de littoral : ses seules unités de pêche sont quelques piscicultures de truites. L'Estonie ne peut pas être incluse, faute de codes d'activité dans son fichier.

Créations, fermetures et survie

Les fichiers complets du Royaume-Uni, de la Norvège et de l'Estonie ne listent que les entreprises vivantes. Une entreprise créée en 2005 et fermée en 2010 a tout simplement disparu : les années anciennes paraissent donc plus petites qu'elles ne l'étaient. Le pipeline signale ce biais du survivant au lieu de le cacher.

La France et l'Irlande conservent les unités fermées avec leur date de fermeture, ce qui permet de mesurer la survie correctement : pour les entreprises nées chaque année, la part encore en vie un, trois, cinq et dix ans plus tard.

Parmi les établissements français créés en 2016, 38 % étaient encore ouverts dix ans plus tard. En Irlande, la survie à un an est proche de 100 % pour toutes les cohortes. Cela en dit sans doute plus sur le registre que sur les entreprises : une société ne quitte le registre qu'au terme d'une procédure de radiation ou de liquidation, qui dure des mois.

Difficultés par secteur

Quatre registres publient si une entreprise est en liquidation, insolvable ou en cours de radiation. Ils n'utilisent pas le même vocabulaire : silver les ramène d'abord à un ensemble commun de statuts.

Des emplois, pas seulement des entreprises

Un comptage d'entreprises traite de la même façon un auto-entrepreneur et une usine. La Norvège publie des effectifs exacts. La France et la Navarre publient des tranches (20 à 49 salariés) : le pipeline garde les deux bornes et les graphiques montrent l'intervalle au lieu d'inventer un point médian.

Les données sont-elles propres ?

65 % des établissements français sont placés à leur adresse exacte, parce que l'INSEE publie des coordonnées Lambert-93 que le pipeline convertit en latitude et longitude avec des expressions Spark natives. Le reste est placé au code postal ou à la commune par des jointures hors ligne avec GeoNames, et un processus en arrière-plan fait passer les plus utiles à la précision de l'adresse, quelques centaines à la fois, grâce à des géocodeurs publics gratuits.

Deux règles ressortent. La plupart des sociétés irlandaises n'ont pas de code postal valide dans le fichier du CRO : l'Irlande est donc placée au district (clé de routage de l'Eircode) ou à la commune. Au Royaume-Uni, quelques milliers de numéros de société ne correspondent à aucun format connu du registre (huit chiffres, ou deux lettres et six chiffres). Le pipeline ne devine pas : ces lignes partent en quarantaine avec l'enregistrement complet et la règle en échec, prêtes à être examinées et rejouées.

Sources et licences

INSEE SIRENE (Licence Ouverte 2.0), Companies House Basic Company Data (OGL v3), CRO Irlande (CC BY 4.0), Brønnøysund Enhetsregisteret (NLOD 2.0), RIK Estonie (CC BY 4.0), Gouvernement de Navarre (CC BY 4.0). Centroïdes des codes postaux et des communes : GeoNames (CC BY 4.0). Fonds de carte : © contributeurs OpenStreetMap.